Menu

Travailler après la retraite en Suisse : ce qu’il faut savoir

En bref : oui, vous pouvez continuer à travailler après l’âge de référence en Suisse, sans limite d’âge. Vous restez soumis aux cotisations AVS, mais bénéficiez d’une franchise de CHF 1’400 par mois (CHF 16’800 par an) – désormais facultative depuis la réforme AVS 21. En travaillant jusqu’à 70 ans, vous pouvez même améliorer votre rente. Pour facturer vos mandats sans créer de société, le payrolling est une option adaptée.

L’âge de référence est l’âge auquel vous pouvez percevoir votre rente AVS sans réduction ni supplément : depuis la réforme AVS 21, il est fixé à 65 ans pour les hommes et les femmes, celui des femmes étant relevé progressivement jusqu’en 2029 (source : OFAS / ahv-iv.ch, 2026). Continuer à travailler au-delà est parfaitement possible – et parfois financièrement avantageux.

Note : cet article informe de manière générale et ne remplace pas un conseil individuel. Votre situation dépend de votre caisse de compensation, de votre caisse de pension et de votre canton.

Peut-on continuer à travailler après l’âge de référence en Suisse ?

Oui, sans restriction et sans limite d’âge. La réforme AVS 21 a rendu le passage à la retraite flexible : vous pouvez partir avant, à, ou après l’âge de référence, et cumuler rente et revenu d’activité.

Pour un consultant ou un expert, c’est une possibilité concrète de transmettre son savoir-faire par mandats, à temps réduit, sans devoir tout arrêter du jour au lendemain.

Que devient l’AVS si vous continuez à exercer une activité ?

Vous restez tenu de cotiser. Toute personne qui exerce une activité lucrative au-delà de l’âge de référence continue de verser des cotisations AVS, AI et APG sur son revenu (source : ahv-iv.ch, 2026).

La différence par rapport à la période active : une franchise s’applique, et vos cotisations n’ont plus le même but. Elles ne sont plus « obligatoires pour rien » – depuis AVS 21, elles peuvent servir à améliorer votre rente.

Comment fonctionne la franchise AVS pour les retraités ?

La franchise est la part de revenu sur laquelle aucune cotisation AVS/AI/APG n’est prélevée. Elle s’élève à CHF 1’400 par mois, soit CHF 16’800 par an (source : ahv-iv.ch, 2026).

Deux points la rendent intéressante depuis la réforme :

  • Elle s’applique par rapport de travail : si vous avez plusieurs employeurs ou une activité indépendante en parallèle, vous pouvez la faire valoir pour chacune.
  • Elle est désormais facultative : vous pouvez y renoncer et cotiser sur l’intégralité de votre revenu, afin d’améliorer votre future rente (source : OCAS, 2026).

À retenir : garder la franchise réduit vos cotisations à court terme ; y renoncer peut augmenter votre rente. Le bon choix dépend de votre situation de rente.

Peut-on améliorer sa rente en travaillant après la retraite ?

Oui, c’est la nouveauté la plus utile d’AVS 21. Les cotisations versées après l’âge de référence peuvent être prises en compte pour recalculer votre rente, au plus tard jusqu’à 70 ans (source : ahv-iv.ch, mémento 3.08, 2026).

Deux conditions s’appliquent, par année civile : le revenu doit atteindre au moins 40 % de votre revenu moyen d’avant l’âge de référence, et les cotisations doivent au moins correspondre à la cotisation minimale. L’amélioration est plafonnée à la rente maximale (actuellement CHF 2’520 par mois) et la demande de nouveau calcul ne peut être déposée qu’une seule fois (source : ahv-iv.ch, 2026).

Concrètement : si votre rente n’est pas déjà au maximum, poursuivre une activité et renoncer à la franchise peut combler des lacunes de cotisation et relever votre rente.

Faut-il créer une société pour consulter à la retraite ?

Non, et c’est souvent le meilleur choix. Fonder une Sàrl pour quelques mandats représente un capital, des frais et une administration rarement justifiés en fin de carrière.

Attention toutefois au statut d’indépendant : il n’est pas plus facile à obtenir au moment de la retraite. C’est la caisse de compensation qui reconnaît ce statut selon les circonstances réelles, et le risque de requalification en salarié subsiste si vous dépendez d’un seul mandant.

Quelles options pour facturer vos mandats après la retraite ?

Trois voies existent, du plus lourd au plus simple. Le payrolling figure dans la dernière colonne.

Critère Indépendant (raison individuelle) Propre société (Sàrl/SA) Payrolling
Mise en place Reconnaissance du statut par la caisse AVS Capital et constitution Immédiate, aucune structure
Administration À votre charge Comptabilité, organes Gérée par le prestataire
Statut social Indépendant (pas de LAA ni AC) Salarié de votre société Salarié du prestataire
Risque de requalification Élevé si un seul mandant Aucun Aucun
Adapté pour Activité régulière, plusieurs clients Volume important, durable Mandats ponctuels ou à temps réduit

Pour des mandats occasionnels ou un pensum réduit, le payrolling en Suisse vous emploie et gère salaire et cotisations, sans que vous ayez à créer ou maintenir une structure.

Et la LPP, la LAA et l’assurance maladie ?

Les règles changent au moment de l’âge de référence. Voici l’essentiel.

  • LPP (2e pilier) : l’obligation de cotiser va jusqu’à l’âge de référence. Si vous continuez à travailler, votre caisse de pension peut prévoir le maintien de l’assurance et la poursuite de l’épargne jusqu’à 70 ans – mais uniquement si son règlement le permet. Vous pouvez aussi différer le versement de votre prestation de vieillesse jusqu’à la fin de l’activité, au plus tard 70 ans (source : OFAS / BSV, 2026).
  • LAA (assurance-accidents) : en tant que salarié – donc aussi via le payrolling – vous restez couvert contre les accidents. Un indépendant, lui, doit s’assurer lui-même.
  • Assurance maladie (LAMal) : elle reste obligatoire et personnelle, indépendamment de votre activité ; rien ne change de ce côté.

Combien de temps peut-on continuer ?

Il n’y a pas de limite légale pour travailler. La limite concerne les avantages liés à l’AVS et à la LPP : l’amélioration de la rente AVS est possible jusqu’à 70 ans, et le maintien de la prévoyance professionnelle également jusqu’à 70 ans, selon le règlement de la caisse.

Au-delà, vous pouvez continuer à exercer et à facturer, mais sans nouvel effet sur vos rentes. Beaucoup de consultants réduisent alors leur activité : voir à ce sujet comment travailler à temps partiel en Suisse.

Conclusion

Travailler après l’âge de référence en Suisse est simple sur le principe : vous cotisez avec une franchise, vous pouvez améliorer votre rente jusqu’à 70 ans, et vous n’avez pas besoin de créer une société pour facturer vos mandats. La vraie question est celle du bon cadre d’emploi.

Vous souhaitez savoir ce qu’il vous resterait net sur vos mandats de consultant ? Demandez une simulation de salaire ou réservez un appel.

Avant d’accepter un mandat, mieux vaut savoir ce qu’il vous restera net. Découvrez comment calculer son salaire net en Suisse sur des honoraires de consultant.

Questions fréquentes

Peut-on travailler après l’âge de référence en Suisse ?

Oui, sans limite d’âge. Depuis la réforme AVS 21, la retraite est flexible et vous pouvez cumuler rente et revenu d’activité. Vous restez soumis aux cotisations AVS, avec une franchise.

Quelle est la franchise AVS pour les retraités qui travaillent ?

Elle s’élève à CHF 1’400 par mois, soit CHF 16’800 par an, et aucune cotisation AVS/AI/APG n’est prélevée sur cette part. Depuis AVS 21, elle est facultative : vous pouvez y renoncer pour cotiser sur l’ensemble de votre revenu et améliorer votre rente.

Peut-on augmenter sa rente AVS en travaillant après la retraite ?

Oui, jusqu’à 70 ans. Les cotisations versées après l’âge de référence peuvent combler des lacunes et relever la rente, jusqu’à la rente maximale de CHF 2’520 par mois. Le revenu annuel doit atteindre au moins 40 % de votre revenu moyen antérieur, et la demande ne peut être faite qu’une fois.

Faut-il créer une société pour consulter à la retraite ?

Non. Le payrolling permet de facturer vos mandats sans créer de structure : le prestataire vous emploie et gère salaire et cotisations. Créer une Sàrl n’est justifié que pour un volume important et durable.

Que devient la LPP si je continue à travailler ?

L’obligation de cotiser va jusqu’à l’âge de référence. Ensuite, votre caisse de pension peut permettre le maintien de l’assurance et de l’épargne jusqu’à 70 ans, si son règlement le prévoit. Vous pouvez aussi différer le versement de votre prestation jusqu’à la fin de l’activité, au plus tard à 70 ans.

Reste-t-on assuré contre les accidents en travaillant à la retraite ?

En tant que salarié, y compris via le payrolling, vous restez couvert par la LAA. Un indépendant doit en revanche souscrire lui-même une assurance-accidents. L’assurance maladie LAMal reste dans tous les cas obligatoire et personnelle.

Partager ce post :
WhatsApp
LinkedIn
Email
Facebook

Articles liés

Continuer la lecture

Payrolling /
11.08.2026

En bref : sur CHF 10’000 d’honoraires facturés, ce qu’il vous reste dépend de trois couches successives : les frais de gestion...

Consulting /
11.08.2026

En bref : l’IA ne remplace pas les spécialistes en Suisse, elle déplace la pénurie. Dans les fonctions de bureau fortement exposées,...

Payrolling /
11.08.2026

En bref : depuis le 1er janvier 2026, un frontalier peut télétravailler jusqu’à 40 % de son temps annuel depuis la France...

MyAbacus Login

Si vous rencontrez des problèmes pour vous connecter, veuillez nous contacter à l’adresse contact@diligo.ch

Avez-vous apprécié cet article ?

Abonnez-vous à notre Newsletter !

Restez informé et ne manquez rien ! En vous abonnant à notre newsletter, vous recevrez directement dans votre boîte mail des informations exclusives, des conseils d’experts, et des offres spéciales. Pas de spam, juste du contenu pertinent pour vous. Rejoignez notre communauté dès aujourd’hui !

Newsletter